Mécénat
Juin 2007 :
Don du comte Edouard de Royère, par l’intermédiaire de la Société des Amis de Versailles, d’un fragment de tapis de la Savonnerie provenant du choeur de la chapelle du château de Versailles.
En 1709, alors que la chapelle du château de Versailles était en cours d’achèvement, le duc d’Antin commanda à la manufacture royale de la Savonnerie une série de tapis destinés à recouvrir entièrement le dallage en marbre du choeur, de la nef, des autels latéraux et de la tribune royale.
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Le tapis de la tribune royale, sorti des ateliers du tapissier Pierre Dupont, fut livré en premier dès mai 1710. Les deux tapis du choeur furent livrés en juin 1710 et décembre 1711 sous le même n° 274 : le premier était destiné au marchepied du maître-autel et le second à l’emmarchement du choeur. Ce dernier était ainsi décrit dans le Journal du Garde-Meuble : « N° 274 idem. Un grand tapis de même ouvrage, échancré en ovale par le haut, pour embrasser le contour des marches du grand autel, représentant au milieu, sur fond bleu, les chiffres du Roy couronnés dans une guirlande de fleurs entre deux palmes ; le reste remply de rinceaux et guirlandes de fleurs sur fond bleu en échiquier. La bordure fond blanc à fleurs de lys en mosaïque ornée aux coins d’en bas d’un grand cartouche fond pourpre en échiquier, d’où partent les rinceaux et ornements. Le tapis aiant sept aunes sur trois de large sur quatre aunes un quart de haut compris le fond noir au-dessus du ceintre faisant la quarré du tapis.
Ces tapis exposés à un usage fréquent durent être renouvelés au cours du XVIIIe siècle. C’est ainsi que le n° 274 fut retissé en 1731 et livré à Versailles en 1735 sous le n° 317. Le n° 274 fut offert en 1754 par Louis XV à la Sainte Chapelle de Vincennes. Un troisième tissage fut entrepris en 1762 et livré au Garde-Meuble sous le n° 362.
La qualité fine du tissage autorise à penser que le fragment offert à Versailles est issu du premier tissage (n° 274) qui servit dans la chapelle de Versailles puis de Vincennes.
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Juin 2007 :
Don de Monsieur Pilkington, par l’intermédiaire de la Société des Amis de Versailles d’un buste en terre cuite de Louis-François Armand du Plessis, duc de Richelieu, maréchal de France (1696 1788).
Représenté à la fin de sa vie, vers 1780, le duc porte le costume de l’ordre du Saint-Esprit tel qu’il fut réformé en 1778, dans le sens d’une plus grande simplicité (habit de velours sans broderie, parements d’habit brodés, manteau avec revers brodés sur une étoffe de soie).
Le modèle, connu pour sa brillante carrière militaire, a également joué un rôle important à la cour de Louis XV, dont il était un ami assez proche. De 1744 à sa mort, son logement versaillais était situé à l’attique du corps central du château, au-dessus du grand appartement du roi et mitoyen du premier logement de Madame de Pompadour.
En raison de son air de parenté avec le buste du cardinal de Belloy, aujourd’hui conservé au Louvre, notamment par le traitement du vêtement et de la chevelure, ce buste a été attribué à Louis-Pierre Deseine (1749-1822), agréé à l’Académie en 1785, lauréat du grand prix en 1780.
Le musée de Versailles conserve par ailleurs un autre buste du duc de Richelieu, en plâtre patiné terre cuite, sculpté par Claude-André Deseine, le frère de Louis-Pierre, et daté de 1785.
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