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Adoptez une statue

ou un banc des jardins de Versailles


Les jardins du château de Versailles abritent la plus importante collection de sculptures du XVIIe siècle au monde. Un trésor de près de 300 œuvres qui a aujourd'hui besoin d'être restauré.


Aux dommages accidentels, s'ajoutent les dégâts résultant de leur exposition en plein air, du fait de l'érosion naturelle et du développement de micro-organismes. Pour les sculptures les plus réputées, il s'agit également d'en réaliser une copie afin de pouvoir définitivement conserver et exposer les originaux à l'abri.


Les budgets de restauration :

• 3 800 € pour la restauration d'un banc

• 4 000 € pour la restauration d’un buste

• 8 000 € pour la restauration d’un terme

• 10 000 € pour la restauration d’une statue

• 50 000 € pour la copie d’une statue devant être mise à l’abri


Pour davantage de détails, contactez-nous au 01.30.83.75.63

ou par courriel à contact@amisdeversailles.com


Vous êtes un particulier
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Campagne de restauration des statues du parc en cours

Opérations antérieures de restaurations de statues

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Paetus & Arria<br />© photo Christian Milet Paetus & Arria<br />© photo Christian MiletPaetus & Arria<br />© photo Christian Milet Paetus & Arria<br />© photo Christian Milet Marsyas & Olympe<br />© photo Christian Milet La Nuit<br />© photo Christian Milet La Clarté<br />© photo Claude Rozier
Paetus & Arria
© photo Christian Milet
Restauration du groupe de marbre Poetus et Ariaclose window

Poetus et Aria,

dit aussi «Sextus Marius»


François Lespingola (1644-1705)

Groupe, marbre,

1684-1688

Numéro d’inventaire: M.R. 2035


Un groupe d’inspiration antique


Placée sur la Grande Perspective au début du Tapis Vert, en face du Laocoon après le bassin de Latone, la sculpture représente Poetus et Aria, un célèbre couple antique réalisé d’après un groupe de la collection romaine Ludovisi (aujourd’hui conservé au Palazzo Altemps). Son auteur,  Lespingola, avait été pensionnaire de l’Académie de France à Rome en 1665, avant de revenir en France pour travailler au service du roi de 1679 à 1705, date de sa mort.

A Rome au XVIIe siècle, cette sculpture était censée représenter le patricien romain Marius tuant sa fille pour la protéger de l’appétit luxurieux de l’empereur Tibère et, accusé d’inceste, se tuant lui-même. C’est vers 1670 que l’on supposa qu’il représentait Poetus, condamné à se suicider pour sa participation à la conspiration de Scribonianus en 42 avant notre ère et encouragé par sa femme Aria, qui le précéda dans le suicide avec ces mots célèbres: «Poete, non dolet» (Poetus, cela ne fait pas souffrir).



La figure d’Aria remise au gout du XVIIe siècle


Pour Poetus et Aria, Lespingola a travaillé d’après une version en plâtre du Magasin des Antiques de Paris. Il est cependant intervenu pour remodeler entièrement la figure et la coiffure de femme. A la coupe courte du modèle l’original, il préfère une coiffure en couronne, d’un style plus antique, conforme à la thématique du Versailles de Louis XIV, conçue comme une nouvelle Rome.