Seau à verre à fond bleu céleste issu du service Louis XV
Collecte en cours pour l'acquisition du seau à verre du service bleu céleste de Louis XV
N° d'inventaire :en attente
Auteur : Manufacture royale de Sèvres (fabricant), Claude-Joseph Cardin (peintre)
Date de création : 1753-1754
Dimensions : H. 11,6 cm
Matière et technique : porcelaine
Chaque face est ornée d’un panneau peint par Claude-Joseph Cardin représentant une gerbe de fruits et de fleurs, à l’intérieur d’une bordure dorée à volutes agrémentée de cosses, de paillettes et de branches fleuries ; les anses moulées en volutes sont rehaussées de dorures ; bords dorés ; monogramme « LL » entrelacé et marque du peintre « G » en bleu ; deux marques incisées à l’intérieur du rebord du pied.
Commandé par Louis XV à la manufacture de Vincennes en 1751, ce célèbre service royal de table et de dessert fut livré en trois livraisons principales entre 1753 et 1755, pour un montant total de 87 272 livres. Il a marqué un tournant dans l’histoire de la manufacture française, car il s’agissait du premier service à arborer la célèbre couleur de fond « bleu-céleste ».
Ce fond turquoise éclatant, mis au point pour le roi par le chimiste Jean Hellot (1685-1766), était la couleur de fond la plus coûteuse à produire et est resté très recherché tout au long du XVIIIe siècle, ainsi qu’au XIXe siècle. Jean-Claude, chambellan, dit Duplessis père (1695-1774), orfèvre, sculpteur et dessinateur, fut chargé de créer de nouvelles formes pour un service à la française, ce qui incluait bien sûr la conception des seaux à glace.
Ce service fut immédiatement salué comme un véritable triomphe. En février 1756, le duc de Croy notait dans son journal : « son magnifique service de Vincennes bleu, blanc et or qui vient d’être envoyé de Paris. C’est l’un des premiers chefs-d’œuvre de la nouvelle manufacture de porcelaine, censée surpasser et remplacer celle deSaxe. » (cité dans Vincent Bastien, « Une histoire Rothschild du service Louis XV Bleu Céleste », pp. 481-492, dans Beaufils, Oriane et Mesqui, Viviane, Sèvres : Une Passion Rothschild, 2026, p. 481).
En mai 1757, une partie du service fut vendue au futur duc de Choiseul par l’intermédiaire du marchand-mercier Lazare
Duvaux, tandis que le reste resta en usage auprès de la famille royale jusqu’à la Révolution française, avec quelques
ajouts à la fin des années 1750. Dans les années 1780, le service était utilisé au Petit Trianon.