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Console pour la Chambre des Bains de Madame Adélaïde



Georges JACOB (1739 - 1814)

Sculpture des ROUSSEAU

Exécutée d'après un dessin des frères Rousseau (Inv. MV 8066) vers 1780

Bois sculpté et doré, marbre sérancolin

H. 0,805 x L. 1,347 x Pr. 0,485 m

Estampille G. Jacob

N° inventaire: V 5264

Provenance : Chambre des bains de Madame Adélaïde à Versailles.

Emplacement : Corps central, petit appartement de la reine, salle de bain de Marie-Antoinette

Acquise en 1986. Don de la Société des Amis de Versailles.

 

Cette console a été exécutée pour la chambre des bains de l'appartement de Madame Adélaïde à Versailles, au rez-de-chaussée du corps central, côté cour des Cerfs. La pièce est redessinée en 1780 sur des plans de Mique, le décor peint par Sauvage, sculpté par Jules-Hugues et Jean-Siméon Rousseau, sculpteurs des Bâtiments du roi. La console demi-lune est particulièrement marquée par le goût néoclassique.

Quatre pieds en fuseau à cannelures torses et feuilles d'acanthe selon une formule chère à Jacob supportent un linteau continu formant ceinture avec des guirlandes de fleurs et l'oculus avec rosace ajourée entourée de perles. Le tracé de l'entretoise reprend celui de la ceinture allégeant la construction d'un meuble au dessin d'une grande harmonie. Le château de Versailles conserve des dessins de l'atelier des Rousseau, parmi lesquels un projet pour la console, dont la partie de gauche avec les pieds à cannelures torses correspond précisément à celle-ci.

Les consoles de Versailles sont rares car très difficilement identifiables. Fournies par les Bâtiments du roi, elles ne relevaient donc pas du Garde-meuble de la Couronne et ne portent pas de numéros. Jacob, le plus célèbre des menuisiers en siège du XVIIIème siècle, a travaillé pour la famille royale et, comme ses confrères Boulard et Sené, il a fourni le Garde-meuble de la Couronne.

Les frères Rousseau et Georges Jacob ont œuvré ensemble au service du Garde-meuble de la reine et, dans le cas présent, nous retrouvons Jacob au service des Bâtiments du roi, toujours en collaboration avec les Rousseau. La console a pris place dans la chambre des bains du petit appartement de Marie-Antoinette au rez-de-chaussée du corps central dans un décor exécuté par les frères Rousseau en 1788 sous la direction de Mique, c'est-à-dire le même contexte artistique que celui de la pièce des bains de Madame Adélaïde, qui a disparu.

Notice de Pierre-Xavier Hans.

 

BIBLIOGRAPHIE

P. Arizzoli-Clémentel, Le Mobilier de Versailles , tome II, Dijon, 2002, n° 84, p. 239.